Bain Public

Bonjour, Si je n'étais pas habitée par une conscience, je serais la femme la plus heureuse de la terre Mais mes concepteurs du haut de leur chaire décidèrent de m'affubler d'un genre de virus qui se réveille au moindre soubresaut. Donc pour faire une histoire courte: Alexandre Vialatte disait que la conscience comme l'appendice, ne sert a rien sauf a rendre l'homme malade

jeudi, septembre 28, 2006

La fontaine de Neptune


Il y avait une lueur dans la nuit, la noirceur tapissait tout le décor sauf qu'on aurait dit que le jour se levait à minuit derrière ma cour, c'était vraiment bizarre et il en fallait pas plus pour m'attirer.

On lésine pas avec la lumière, les insectes ont compris cela, elle peut parfois être notre salut ou un signe qu'une personne nous attend ou peut-être même une rencontre avec le troisième type mais je n'avais pas ressenti le besoin de dessiner une colline dans les derniers jours mais quoi qu'il en soit on y va pour voir enfin plus clair.

Donc, me voilà dans le parc à minuit le soir, il y a beaucoup d'agitation et j'entends à travers les branches qu'ils tournent une coproduction franco-québécoise sur Neptune.

C'est pas à tous les jours (ou à toutes les nuits) qu'un Dieu nous attire avec une lueur, alors je me suis laissée attirer et je me suis faufilée discrètement jusqu'à la rivière pour voir de mes yeux ce Dieu.
Bien cachée derrière les arbres, je me suis félicitée de ne pas souffrir d'embonpoint, car il y a plusieurs arbres montréalais qui souffrent d'anorexie et je me demande comment les enfants font pour jouer à la cachette mais bon, revenons à ce Dieu.

(à suivre)

Je disais donc que la nuit est belle, les petits oiseaux roupillent, le vent est immobile, les arbres s'abreuvent dans la rivière et moi je suis là, cachée à regarder dans la lumière, les humains qui jouent à faire semblant.
Une ombre quitta la lumière et s'avança vers moi, une ombre imposante aveuglée par la noirceur, elle s'avance tout près sans savoir que je suis là, elle est si proche que j'entends son coeur jouer du tambour et son sang couler dans ses veines.

L"ombre retourna dans la lumière et devint Junior dans les Bougon et je peux témoigner qu'il ne porte pas bien son nom et que les marguerites connaissent maintenant la Golden Shower.

mercredi, septembre 27, 2006

Je cherche des exercices qui pourraient fortifier ma paresse.
La pauvre est dans un état lamentable et refuse de tenir tête a celle qui cohabite avec elle depuis trop longtemps, cette chère curiosité.

Il doit bien y avoir un livre quelque part qui s'intitule 101 trucs pour redonner confiance à sa paresse, oui, j'ai grandement besoin qu'elle retrouve son estime pour qu'enfin elle s'oblige à me prendre tendrement dans ses bras.

Elle me manque et j'ai hâte de me retrouver avec elle dans cette chaise qui nous bascule dans des causeries de toutes choses.

vendredi, septembre 22, 2006

Plan B


J'ai dans le corps une dose massive d'hormones mais une femme mature et responsable ne raconte pas ça!
"Tais toi"!

J'ai dans le lit de mon ventre, des petits soldats qui ont pour mission de garder la paix à la mince frontière qui sépare le pays de l'amour et celui de la vie.
"Tais Toi"!

Une femme comme moi ne raconte pas ça, elle ne dit pas qu'un égarement d'un court instant à suffit pour qu'elle se retrouve à la pharmacie pour demander la pilule qui empêche les lendemains difficiles.

Oui, une femme comme moi devrait se taire et faire partie de cette grande famille de la solitude féminine.

Mais une femme comme moi choisit ses solitudes!

p.s.En espérant que les pharmaciens ne sont pas aussi mal chaussés que les cordonniers.

jeudi, septembre 14, 2006



Enfin, mon Amour arrive dans quelques heures....

(S'il savait toutes les fois que je lui ai fait l'amour malgré son absence....il en serait jaloux mouaaahhhh)

excusez-là!

lundi, septembre 11, 2006

11 septembre 2001

Mais où étais-tu ?

J'étais au chevet d'un malade qui avait rendez-vous avec une mort annoncée, une mort polie qui laisse toujours passer devant elle, le cortège des espérances.

L'artillerie lourde était prête mais dans ses yeux se trouvait encore cette putain de vie qui résiste aux pires souffrances en échange de quelques secondes encore.

Et au même moment la télé nous présentait la mort en directe, celle qui viole et tue la vie malgré l'absence de désirs.

J'ai fermé la télé, politesse oblige.

mercredi, septembre 06, 2006



Les marguerites ne meurent pas toutes effeuillées et les pathologies ne dorment pas toujours toute une vie.

Voilà, depuis hier je me sais porteuse d'une nouvelle pathologie.

Je devais acheter un livre qu'un ami me conseille fortement mais dans la file d'attente pour payer le livre, je me suis aperçue en regardant l'endos du livre que l'auteure ressemble à tante Marmotte, je la nomme ainsi pour sauver l'honneur de ma famille et aussi parce que dès qu'on voyait son ombre, on savait que le mauvais temps s'annonçait.

Elle aimait s'approprier des silences et des souffrances des gens pour en faire une histoire façonnée à sa manière pour nourrir sa vie anorexique et prenait un immense plaisir à les cracher dans le combiné téléphonique.Je l'aimais pas.

Et le jour de son enterrement j'ai souhaité ardemment qu"elle soit enterrée face contre terre au cas où, elle déciderait de gratter la terre au printemps.

Alors le livre est resté dans la librairie car j'aurais eu l'impression de lire tante Marmotte.

Je m'excuse auprès de l'auteure mais étant pathologiquement et nouvellement influencée par le visage des gens je ne peux lire son talent certain.