L'assaut fut terrible!Le corps cloué au lit , je guidais mes soldats pour vaincre l'ennemi et du bout de mes doigts froids je retenais cette âme qui tentait de fuir cette viande faisandée.
J'ai encore dans les poches de mes yeux les traces de la trahison de mon corps, celui qui laissa l'ennemi me pénétrer mais il me faut maintenant lui pardonner.
Il me faut aussi pardonner à ma fièvre, celle qui faisait naître au petit matin la fatigue et la paresse qui m'invitaient à rejoindre la nuit.
Oui, je l'avoue, j'ai pensé crever mais depuis que je sais qu'il n'y a pas de nom qui désigne le corps dans la tombe entre trois semaines et 6 ans , je refuse de mourir....je ne veux pas être rien avant de devenir des os!
Bon, après relecture, je m'aperçois que je suis peut-être encore fièvreuse....prenez-soin de vous chers lecteurs car la grippe cette année est très mauvaise.

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