Bain Public

Bonjour, Si je n'étais pas habitée par une conscience, je serais la femme la plus heureuse de la terre Mais mes concepteurs du haut de leur chaire décidèrent de m'affubler d'un genre de virus qui se réveille au moindre soubresaut. Donc pour faire une histoire courte: Alexandre Vialatte disait que la conscience comme l'appendice, ne sert a rien sauf a rendre l'homme malade

lundi, septembre 11, 2006

11 septembre 2001

Mais où étais-tu ?

J'étais au chevet d'un malade qui avait rendez-vous avec une mort annoncée, une mort polie qui laisse toujours passer devant elle, le cortège des espérances.

L'artillerie lourde était prête mais dans ses yeux se trouvait encore cette putain de vie qui résiste aux pires souffrances en échange de quelques secondes encore.

Et au même moment la télé nous présentait la mort en directe, celle qui viole et tue la vie malgré l'absence de désirs.

J'ai fermé la télé, politesse oblige.

3 Comments:

At 11:43 a.m., Anonymous Anonyme said...

Joanne, comment peux-tu être aussi froide et dénuée de toute émotion?

 
At 3:05 p.m., Anonymous Anonyme said...

Non, je ne suis pas Joanne.

Simplement que ma lecture de ce texte est tellement éloignée de la froideur et dénudée de toute émotion.

Que quelques mots de Joanne;
"putain de vie",
"viole et tue",
"pires souffrances".
Et la même chose entre les lignes. Bref, que de l'émotion à ma lecture.

SF

 
At 10:46 a.m., Blogger joanne said...

Bonjour SF

Je ne sais pas quoi dire...on ne sait jamais quoi dire quand on se pense bien cachée et qu'une personne nous surprend...

 

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